Présentation générale de la Cité de l'Enfance

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Organisation institutionnelle
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La Cité de l'Enfance présente plusieurs spécificités :

Son pouvoir organisateur est un service public. La Cité de l'Enfance est une division de l'Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (I.S.P.P.C.), intercommunale issue de la fusion entre l'Intercommunale des Oeuvres Sociales de Charleroi (I.O.S.) et les hôpitaux publics de Charleroi.

L'intercommunale nouvelle provenant de cette fusion qui vit le jour en juillet 2000, se compose de deux grands secteurs. L'un qui regroupe les hôpitaux publics et l'autre qui regroupe diverses divisions dans un secteur non hospitalier.

Pour plus d'informations sur la nature de l'intercommunale, ses composants, vous les trouverez sur la page d'accueil de ce site et si vous désirez connaître les communes membres de notre intercommunale, nous vous renvoyons aux liens de nos partenaires qui sont réalisés avec les sites de l'ensemble de nos communes membres.

La Cité de l'Enfance est, pour le secteur de l'aide à la jeunesse, l'une des plus importantes institutions de la Communauté Wallonie-Bruxelles ou Communauté Française de Belgique.

La Cité de l'Enfance est un dispositif complexe composé de 9 services ou sections différents.

Il n'y a pas en Communauté Française de Belgique un dispositif équivalent et ceci est notamment dû à la nature de service public du pouvoir organisateur.

Il s'agit d'un dispositif qui va de la prévention dans les quartiers à l'accompagnement et la prise en charge progressive vers une prise en charge plus importante en hébergement.

La complémentarité :

En tant que division de l'I.S.P.P.C., la Cité de l'Enfance bénéficie de ce que nous appelons la complémentarité ou la possibilité d'avoir accès à un certain nombre de services centralisés tels que la centrale d'achats et le service technique et de travaux, ce qui lui permet de bénéficier de prix tout à fait concurrentiels tant au niveau de l'économat général, des repas préparés par la cuisine centrale de l'hôpital, que de tout équipement nécessaire (équipement de bureau, technique,...).

Dans le cadre de la complémentarité, nous n'avons pas à passer commande à un fournisseur mais à des magasins généraux internes à l'intercommunale qui, via une facturation interne, nous refacture les produites au prix coûtant.


Organigramme I.S.P.P.C.                              Services Cité de l'Enfance

                                            

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Organisation Cité de l’Enfance
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La Cité de l’Enfance bénéficie :

  • d’un service du personnel qui comprend un service des ressources humaines, la gestion des prestations, un service juridique, un service social du personnel ;
  • des services financiers qui comprennent le service comptable et un service davantage lié aux investissements et aux amortissements ;
  • d’une médecine du travail commune à tous les services de l’Intercommunale ;
  • d’un service technique où sont accessibles divers corps de métier spécialisés tels que des électriciens, des plombiers ou même un personnel spécialisé en cloisons et portes coupe-feu ;
  • d’un service des achats centralisé, c’est-à-dire un magasin central où l’on peut trouver tant des denrées alimentaires que des pièces techniques ou du matériel de bureau ;
  • d’une cuisine centrale qui livre les repas dans nos sections ;
  • d’un service de sécurité, le S.I.P.P.T. (Service d’Intervention pour la Prévention et la Protection du Travail).

Le service administratif de la Cité de l’Enfance :

En dehors de la gestion financière et de la gestion du personnel qui sont centralisés pour toute l’Intercommunale, chaque division a sa propre administration.

Le service administratif de la Cité de l’Enfance est composé de trois personnes qui assurent l’ensemble du courrier (entrant et sortant), des rapports, des dossiers, de tout acte administratif que la Cité de l’Enfance doit réaliser et entretient, tant avec les administrations, qu’avec ses usagers et ses fournisseurs.

L’administration de la Cité de l’Enfance est centralisée pour l’ensemble de ses services en ce compris les services A.M.O. C’est l’organisation même de notre dispositif qui l’impose étant donné la diversité des services. Cette centralisation permet une meilleure coordination, une meilleure gestion et une bonne information de la direction.

Les dossiers jeunes :

Les dossiers individuels des jeunes sont élaborés dans nos différentes sections ou services et les dossiers s’y trouvent physiquement.

Les rapports :

Toutes nos sections sont équipées d’un matériel informatique et sont connectées via un Intranet, ce qui permet d’établir un lien rapide avec notre administration centrale. Comme les dossiers et les courriers, les rapports sont dactylographiés dans les maisons, envoyés via l’Intranet à la Direction Générale, font l’objet d’une relecture de la part du Directeur Pédagogique et du Directeur Général et sont ensuite envoyés aux intéressés.

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Nos objectifs et nos missions
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1. Nos objectifs

La Cité de l’Enfance a pour objectif d’apporter une aide :

• aux jeunes en difficulté ;
• aux personnes qui éprouvent de graves difficultés dans l’exécution de leurs obligations parentales ;
• aux enfants dont la santé ou la sécurité est en danger ou dont les conditions d’éducation sont compromises.

En la matière, nous faisons nôtres les objectifs du décret de 1991 relatif à l’Aide à la Jeunesse, à savoir :

• la déjudiciarisation ;
• la priorité à la prévention ;
• la priorité de l’aide donnée dans le milieu de vie ;
• le droit à l’aide spécialisée et le respect des droits fondamentaux des jeunes et des familles.

En ce sens, la Cité de l’Enfance met en œuvre diverses ressources possibles pour rencontrer ces principes définis dans le décret de 91 et ce, au travers de services ou dispositifs d’action sociale qui vont de la prévention à la prise en charge dans le cadre d’un accueil en collectivité et qui sont régis par les arrêtés du 15 mars 1999.


2. Nos Missions

La Cité de l’Enfance à pour missions :

• l’accueil et l’hébergement de jeunes en difficulté ;
• la mise en autonomie ;
• l’intervention en famille ;
• l ‘aide éducative ;
• l’accueil d’urgence ;
• la prévention dans les quartiers.

Projet éducatif et d'action sociale

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Notre méthodologie
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1. Préambule

Le fait que le lien éducatif soit avant tout, en apparence du moins, une relation, sans objet structurant comme le " savoir " pour l'enseignant, appelle une grande vigilance sur la méthode, tant du point de vue des techniques instrumentales que du point de vue des techniques de base en sciences humaines.

Ces méthodologies, c'est-à-dire ces constructions d'une méthode à partir de référentiels théoriques divers, varient en fonction de la nature même de l'activité que nous nous proposons d'entreprendre à l'intention des jeunes. Ces méthodologies seront essentiellement différentes en fonction du fait qu'elles sont centrées sur l'action sociale extra-muros ou la gestion d'une collectivité avec l'intention d'un projet éducatif individualisé pour chaque enfant.


2. Références théoriques

Les références théoriques principales sur lesquelles s’appuient les méthodologies de travail éducatif ou social au sein de la Cité de l’Enfance sont les suivantes, et ce, sans qu’elles ne soient exhaustives.

2.1. La pratique de l’institutionnel
2.2. L’approche systémique
2.3. La pédagogie du projet
2.4. L’entraînement mental
2.5. Les théories classiques du travail social
2.6. L’accompagnement social


3. De la prévention à l’accueil en collectivité

La Cité de l'Enfance développe une action à l'intention de la population de l'arrondissement de Charleroi, allant des modalités d'intervention de proximité, qui s'inscrivent dans le cadre de la prévention générale (Aide en Milieu Ouvert, dans les quartiers), jusqu'à la prise en charge en accueil collectif et l'accompagnement des familles en passant par les modalités d'intervention sur mandat visant à maintenir le jeune dans son milieu familial (S.A.I.E. ou la Maison de l'Adolescent (MADO)). Dans nos modalités d'accueil collectif, nous n'oublions pas, bien entendu, notre Centre d'Accueil d'Urgence qui répond également à des problématiques tout à fait spécifiques.

Un fil rouge parcourt nos actions. Les objectifs et les finalités à atteindre sont les mêmes pour l'ensemble de celles-ci. Le pilotage de l'action se réalise à partir d'un même point central.


4. Complexité et cohérence

L'analyse de l'ensemble des projets de la Cité de l'Enfance démontre la complexité de notre institution mais aussi la cohérence que nous voulons établir entre ces projets et une certaine culture d'entreprise qui repose notamment sur l'application de référents et de tendances méthodologiques similaires.


5. Principes transversaux

Il 'agit des modalités du travail social que l'on retrouvera dans le Service d'Accueil et d'Aide Educative (S.A.A.E.) le Service d'Aide et d'Intervention Educative (S.A.I.E.), la Maison de l'Adolescent (MADO), voire même l'Aide en Milieu Ouvert (A.M.O.). Il est évident que la grande nuance entre les premiers cités et l'Aide en Milieu Ouvert est le travail avec ou sans mandat, ce qui, en dehors des techniques de travail social, modifie la relation à l'usager et nécessite l'adaptation de la méthode.

Ces principes sont :

5.1. L’accompagnement social
5.2. L’autonomie
5.3. Le règlement d’ordre intérieur

Le travail social mandaté et non-mandaté

Le travail social mandaté est réalisé sur mandat d'autorités compétences telles qu'un juge ou un conseiller à l'aide à la jeunesse.

Le Service d'Accueil et d'Aide Educatif (S.A.A.E.), le Centre d'Accueil d'Urgence (C.A.U.), la Maison de l'Adolescent (MADO) et le Service d'Aide et d'Intervention Educative (S.A.I.E.) relèvent du travail social mandaté.

Le travail social non-mandaté est réalisé à la demande des jeunes ou de leurs familles.

L'Aide en Milieu Ouvert (A.M.O.) relève du travail social non-mandaté.

Projet éducatif           

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Finalité et champs de notre action
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1. Finalité de notre action

La Cité de l’Enfance s’inscrit dans un combat permanent pour plus d’égalité au sein de notre société et a plus spécifiquement pour finalité de contribuer à la lutte contre l’exclusion sociale des enfants, des jeunes et de leurs familiers.


2. Champs de notre action

Nous inscrivons nos interventions dans le respect des principes et des dispositions contenus dans :

• la convention européenne du 4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
• la convention européenne du 26 novembre 1987 pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants ;
• la convention internationale du 20 novembre 1989 relative aux droits de l’enfant ;
• la loi du 8 avril 1965 relative à la protection de la jeunesse ;
• la loi du 30 juillet 1981 tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme ou la xénophobie ;
• le décret de la Communauté française du 4 mars 1991 relatif à l’Aide à la jeunesse et ses arrêtés d’application ;
• la loi du 8 décembre 1992 relative à la protection de la vie privée à l’égard des traitements de données à caractère personnel ;
• le décret du 16 mars 1998 relatif à l’aide aux enfants victimes de maltraitances.

Projet éducatif

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Historique
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1937
Le 31 juillet 1937, l'Intercommunale des Œuvres Sociales (IOS) pour la région de Charleroi est créée par 33 communes qui se sont regroupées en vertu, à l'époque, de la Loi su 1ermars 1922 sur l'association de communes dans un but déterminé.

Le but social de l'intercommunale est la création et l'exploitation d'œuvres sociales. Les deux premières institutions créées seront la maternité Reine Astrid et la Cité de l'Enfance.

1939
L'Intercommunale des Œuvres Sociales (IOS) crée la Cité de l'Enfance.
Il s'agit, pour l'époque, d'une Institution pilote dont l'originalité repose sur la pédagogie ainsi que sur un système pavillonnaire qui constitue une avant-garde mondiale.

1949
A l'origine, la Cité de l'Enfance se composait de 11 pavillons et pouvait accueillir 176 enfants, chaque pavillon comprenant une quinzaine d'enfants.
Après la seconde guerre mondiale, le nombre d'enfants accueillis augmente considérablement et c'est pour cela qu'en 1949, 10 nouveaux pavillons furent construits pour porter la capacité totale de l'institution à plus de 300 lits.

1954
Avec le concours financier de l'UNESCO, la Fédération Internationale des Communautés d'Enfants (F.I.C.E.) publie une étude pédagogique sur la Cité de l'Enfance.

1956
- Visite des Bami du Ruanda et de l'Urundi
- Visite de notables congolais
- Visite des membres du Soviet de l'Union du Soviet Suprême et du Soviet des Nationalités de l'URSS
- Visite du Ministre de la Santé Publique de Syrie
- Visite d'une déléguation de parlementaires et le l'Ambassadeur de Yougoslavie  

1961
Visite de Son Altesse Royale la Princesse Paola. 

1970 
Agrément pour une capacité de 392 lits. 

1975 
Agrément pour une capacité de 320 lits. 

1976 
Loi organique sur les Centre Publics d'Aide Sociale (CPAS). 

1977 
Fin des années 70, la Cité de l'Enfance connut ses premières grosses mutations et sa capacité d'accueil fut réduite. A l'époque, diminuer le nombre de lits répondait à la volonté de réduire la concentration d'enfants sur un même site et permettait de meilleures conditions d'accueil et d'encadrement. Fin des activités de la pouponnière "Le Berceau". Agrément pour une capacité de 300 lits. 

1978 
Agrément pour une capacité de 255 lits 

1980 
Première phase de la réforme institutionnelle. 

1984 
Agrément pour une capacité de 204 lits. 

1987 
Agrément pour une capacité de 160 lits. 

1988 
Deuxième phase de la réforme institutionnelle.

1989 
Fin des années 80, début des années 90, la Cité de l'Enfance connut à nouveau une mutation : elle quitta le plateau de 5 hectares et la vingtaine de pavillons qu'elle occupait depuis 1938 pour se répartir sur 5 sites intégrés dans la communauté urbaine de Charleroi. Elle réduisit également pour l'occasion sa capacité d'accueil de 107 + 7 lits relatifs à un centre d'accueil d'urgence, l'un des premiers du genre qui fut constitué en Wallonie. 

1990 
Une première unité de vie de 33 places, le Château de Ligny, située rue de Marbais 63 à Marcinelle, est mise en service le 10avril 1990 pour des enfants de 3 à 12 ans.   

1991 
Le Centre d'Accueil d'Urgence de 7 places, situé chaussée de Charleroi 57 à Montignies-sur-Sambre, a été mis en service le 28 février 1991. Une troisième unité de vie de 33 places, les Ecureuils, située rue de la Croix Rouge à Montigny-le-Tilleul, a été mise en service le 26 août 1991 pour des enfants de 0 à 6 ans.
Le 4 mars 1991 : Décret relatif à l'Aide à la Jeunesse   

1992 
Une quatrième unité de vie de 24 places, le Château Berger, située chaussée de Montignies 90 à Gilly, a été mise en service le 31 décembre 1992 pour des enfants de 3 à 12 ans. 

1993 
Une cinquième unité de vie de 17 places, le Mas, située rue Puissant 29 à Jumet, a été mise en service le 8 avril 1993 pour des adolescentes scolarisées.
La direction et le staff administratif de la Cité de l'Enfance ont emménagés dans les locaux situés sur le plateau de Montigny-le-Tilleul, à proximité de l'Hôpital André Vésale et de l'administration centrale de l'intercommunale.  

1999 
Depuis juillet 1999, la Cité de l'Enfance s'est pleinement investie dans la réforme du secteur de l'Aide à la Jeunesse et a fortement modifié son projet initial puisque nous avons réduit notre dapacité de 50 lits pour réorienter une grande partie de nos activités. Nos sections autonomes maintenues sont elles-même connnu une modification notoire de leur projet éducatif.  Nous tentons depuis juillet 1999 d'appliquer de nouvelles pratiques éducatives et d'action sociale.   

2004 
La Cité de l'enfance dête ses 65 ans d'existence !

2011 
Inauguration de la Maison de l'Adolescent (Mado) le 15 février, située au boulevard Zoé drion, 1 à Charleroi.

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Déontologie
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La Cité de l'Enfance applique le code de déontologie visé à l'article 4 alinéas 3 du décret du 4 mars 1991 relatif à l'aide à la jeunesse.

Ce code de déontologie fixe les règles et les principes qui doivent servir de référence tant à l'égard des bénéficiaire et des demandeurs de l'aide qu'à ceux qui l'apportent ou qui contribuent à sa mise en œuvre.

Il garantit le respect de leurs droits en général et plus particulièrement celui du secret professionnel, de l'intimité des personnes, de leur vie privée et familiale, des convictions personnelles et des différences, ainsi que l'utilisation correcte des informations recueillies.

Il détermine en outre, la conduite, les devoirs et l'éthique professionnels qui doivent prévaloir dans l'action des intervenants.

 

Arrêté du gouvernement de la Communauté française